Éducation & Savoir

bacheliers inscriptions

Enseignement supérieur : Simplification des modalités d’inscriptions des bacheliers

Il n’est exigé aucun document d’état civil aux nouveaux bacheliers, lors de leurs inscription, à l’exception de la photocopie du relevé de notes, contrairement aux années précédentes. C’est désormais la nouveauté 2016.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a expliqué ce changement, qui fait office de véritable petite révolution dans le secteur, par le fait qu’à la faveur de la carte nationale d’identité biométrique, délivrée cette année aux bacheliers, tous les renseignements des nouveaux lauréats sont disponibles au niveau du fichier national du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication a permis au ministère de l’Enseignement supérieur de « gagner du temps » dans l’opération d’inscription des nouveaux bacheliers, a précisé M. Tahar Hadjar. Il a ajouté, dans le même sens, qu’en remettant un CD aux nouveaux bacheliers, au lieu de supports papier explicitant l’opération d’inscription, cela a permis aussi au ministère d’économiser quelque 70 millions DA (7 milliards de centimes).

Qu’en est-il du nouveau logiciel « Progress »

Et ce n’est pas tout, puisque ce département a réussi à installer et rendre opérationnel un nouveau logiciel appelé « Progress » pour gérer et suivre le cursus de chaque étudiant, mais aussi des enseignants. « Ce logiciel, utilisé en Europe, permet de suivre de manière permanente et détaillée le cursus de l’étudiant, depuis l’obtention de son baccalauréat jusqu’à la fin de son cursus, aussi long soit-il, c’est-à-dire même si l’étudiant poursuit ses études jusqu’au doctorat », a expliqué le ministre. Ce logiciel est également utilisé dans la gestion de l’université avec ses différents instituts, écoles et services, l’objectif étant de mettre en place une gestion «plus transparente et plus rigoureuse ». Et c’est via ce système que s’effectuent les inscriptions définitives. Ce système (logiciel), détaille le ministre, est le fruit d’un travail de collaboration avec l’Union européenne dans le cadre du programme d’appui à la politique sectorielle de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Ce nouveau programme est doté d’une capacité de stockage énorme et à plusieurs fonctionnalités. Il a la capacité d’effectuer les opérations pédagogiques, financières et administratives » a-t-il précisé.

Un système national de documentation

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique poursuit en a faisant état, par ailleurs, de l’établissement d’un système national de documentation à distance au profit de la famille universitaire. Dans ce sillage, le ministre a indiqué que les enseignants et professeurs à l’université seront obligés de dispenser leurs cours on-line, affirmant que toutes les universités doivent se doter d’équipements de nouvelles technologies. Actuellement, le réseau universitaire algérien compte quelque 111 établissements d’enseignement supérieur répartis sur les quarante-huit wilayas, couvrant ainsi tout le territoire national. Ce réseau est constitué de 50 universités, 10 centres universitaires, 20 écoles nationales supérieures, 11 écoles normales supérieures, 12 écoles préparatoires et 4 classes préparatoires intégrées, et 4 annexes universitaires. Pour ce qui est des nouveaux bacheliers, le niveau ne cesse de grimper. Ainsi, sur les 330.000 lauréats, l’Algérie a enregistré 261 mentions « excellent » – un chiffre qui a triplé par rapport à l’année dernière, 7.744 mentions «très bien» et 29.912 mentions « bien ».

Force est de constater qu’au vu des efforts déployés par l’État pour la promotion du secteur, ce sont plus de 1.623.000 étudiants qui sont attendus pour la prochaine rentrée, soit une augmentation de 12% par rapport à l’année passée. Face à ce flux, le secteur s’attend à réceptionner 100.000 nouvelles places pédagogiques et 55.000 nouveaux lits, a assuré le ministre. Le ministre a précisé que, dans l’objectif de renforcer les capacités d’encadrement pédagogique et scientifique, « le secteur prévoit plus de 5.400 nouveaux postes budgétaires au recrutement des nouveaux enseignants chercheurs ».

Rechercher
Aller plus loin
Articles archivés
Catégories
Pourquoi pas !