Éducation & Savoir

Formation et enseignement professionnels :
Les inscriptions se poursuivront jusqu’au 21 septembre

formation professionnelle

Les inscriptions au niveau des centres de formation professionnelle ouvertes depuis le 15 mai dernier, se poursuivront jusqu’au 21 septembre prochain. L’opération de sélection et d’orientation des élèves est prévue pour les 22, 23 et 24 du même mois.

La proclamation des résultats aura lieu trois jours après. Alors que la rentrée officielle des stagiaires, apprentis et élèves inscrits reconduits y compris les nouveaux, se fera le 28 septembre 2014. Néanmoins, après les résultats des examens de fin d’année, environ 200.000 élèves quittent chaque année le système scolaire. Une bonne partie d’entre eux se dirige vers le secteur de la formation professionnelle. Après une formation d’une courte durée qui ne dépasse pas les deux ans, ces élèves ne regrettent pas leur choix, car ils assurent leur place dans le monde de l’entreprise.

La formation et l’enseignement professionnels

Il faut dire que la formation et l’enseignement professionnels constitue un secteur stratégique dans le développement économique et social du pays, qui se fixe un double objectif. Le premier réside dans le fait d’assurer la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, répondant aux exigences et aux besoins du marché du travail, à travers notamment la formation résidentielle et la formation par apprentissage ; le second dans la prise en charge du perfectionnement et du recyclage des travailleurs en poste par le biais de la formation continue. Ce secteur rejeté auparavant par la société s’intéresse d’une manière accentuée à la valorisation des ressources humaines, pour répondre aux besoins de l’économie en main-d’œuvre qualifiée, à l’amélioration des performances de l’entreprise, par l’adaptation permanente des travailleurs à l’évolution des métiers, en assurant l’égalité des chances dans l’accès aux qualifications professionnelles et la promotion des catégories particulières de la population, en vue de leur insertion dans la vie active.

Sur le plan de l’infrastructure, ce secteur offre plus de 1.200 établissements de formation, répartis à travers le pays, qui accueillent des milliers de jeunes, et qui assurent des centaines de spécialités liées au développement économique et social. Ces centres (CFPA) et instituts (INSFP) de formation, dont cinq sont destinés aux handicapés, sont accompagnés par un réseau d’ingénierie pédagogique composé d’un Institut national (INFEP) et de six instituts régionaux (IFEP), d’un Centre national de l’enseignement professionnel à distance (CNEPD), d’un Office national de développement et de promotion de la formation continue (ONDEFOC), d’un Fonds national de développement de l’apprentissage et de la formation continue (FNAC) et d’un établissement national des équipements technico-pédagogiques de la formation professionnelle (ENEFP).

Une nomenclature de 420 spécialités contre 300 en 2007

Le réseau de structures de formation totalise une capacité pédagogique de plus de 300 000 postes de formation en mode résidentiel avec 54 500 lits pour le régime d’internat, alors que le potentiel de formation par apprentissage est évalué à plus de 500 000 postes, en plus du potentiel de formation à distance dont les limites peuvent être repoussées au gré de la demande. Ce réseau de formation, déjà assez dense, ne cesse de se renforcer en infrastructures puisqu’on compte tout récemment, la réalisation de douze nouveaux établissements, un Institut national supérieur de formation professionnelle (INSFP) de 450 postes pédagogiques, sept centres de formation professionnelle d’apprentissage (CFPA) de 1.900 postes pédagogiques et quatre annexes de 275 postes pédagogiques qui viennent d’ouvrir. De plus, pour traduire sur le terrain une des orientations du plan d’action du gouvernement, qui prévoit l’amélioration du service public, le secteur compte ouvrir au moins un CFPA ou INSFP par daïra et pourquoi pas par commune. Ces infrastructures, qui seront dotées d’internats, participeront à rapprocher les jeunes des possibilités de formation à des métiers, pour s’insérer plus facilement dans le monde du travail.

Les mesures de réhabilitation

Parmi les mesures de réhabilitation, le secteur compte beaucoup sur la nouvelle nomenclature des spécialités qui doit être régulièrement révisée, mise à jour et adaptée, selon l’évolution des métiers et la structure de l’emploi. C’est en quelque sorte un document-outil important qui organise la formation dans tous ses aspects, à savoir les modes de formation, les conditions d’accès, les niveaux de formation, les spécialités, etc. Elle est conçue pour intégrer des spécialités qui manquaient à la précédente formule et qui sont fortement demandées, ou des nouvelles spécialités que le développement scientifique et technologique a imposées, depuis. La nouvelle nomenclature tient compte aussi des spécificités locales. Elle compte plus de 420 spécialités, alors que celle de 2007 n’en contenait que 300. Tout l’effort consenti dans l’élaboration de la nomenclature visait à répondre aux besoins du développement et de l’entreprise économique. Parmi les spécialités nouvellement introduites on cite la maintenance industrielle, l’automatisme-régulation, la chaudronnerie, la tuyauterie industrielle, l’électricité industrielle, le soudage sur tôle et profilés, grutiers, poseurs de canalisations, agent forestier, etc. Ainsi, la nomenclature reflète la réalité concrète du secteur. Elle renseigne sur les possibilités de formation offertes, en termes de spécialités, de lieux de formation, de conditions d’accès et de niveaux de qualification visés. C’est à la fois un instrument de gestion et un guide d’information et d’orientation.

Sur un autre plan, le secteur compte sur les conventions de partenariat qui représentent l’une des manières de prendre en charge l’orientation contenue dans le programme d’action du gouvernement, qui a pour objectif l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins en main-d’œuvre qualifiée des entreprises économiques. Des moyens colossaux ont été investis pour parvenir à mettre en place un réseau national de formation professionnelle capable de répondre au double besoin en main-d’œuvre qualifiée pour l’entreprise et en formation pour insérer les jeunes dans le monde du travail.

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